Le millepertuis comme antidépresseur naturel

Antidépresseur naturel

Véritable antidépresseur naturel, les bénéfices du millepertuis contre les troubles dépressifs légers ne sont plus à prouver. Bienfaits, posologies, contre-indications : focus sur ces fleurs jaunes qui vous aideront à voir la vie en rose !

 

Reconnu pour chasser les mauvais esprits, le millepertuis s’emploie notamment pour lutter contre les troubles anxio-dépressifs. Aussi appelée « chasse-diable » ou encore « herbe au fée », cette plante a fait l’objet de nombreuses études. Aujourd’hui cette sommité fleurie est considérée comme étant une véritable alternative naturelle aux antidépresseurs chimiques. Des bienfaits notamment reconnus par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qui reconnaît le millepertuis comme « cliniquement établi » pour le traitement de dépressions légères à modérées.

 

Une efficacité qui n’est plus à démontrer

Tristesse, idées noires, manque d’intérêt, troubles du sommeil, agressivité, anxiété, difficulté à se concentrer : le millepertuis couvre l’ensemble des symptômes liés à une dépression. Si son efficacité n’est plus à démontrée sur les états dépressifs légers à modérés, il n’en est rien pour les états sévères de dépression. En effet, celle-ci fait l’objet de nombreuses controverses dû à de nombreux essais cliniques contradictoires. Le millepertuis se prescrit alors en prévention de certains troubles dépressifs légers ou modérés. Parmi eux, notons le blues de la ménopause mais aussi les certains syndromes prémenstruels comme la déprime et l’irritabilité. Par ailleurs, cette plante peut être recommandée pour lutter contre les dépressions réactionnelles ou celles liées à des douleurs chroniques.

 

Une plante « réparatrice »

A contrario des antidépresseurs chimiques, le millepertuis agit sur la sérotonine. Cette dernière joue un rôle essentiel sur notre système nerveux en régulant notre humeur. La consommation de millepertuis permet alors d’augmenter la quantité de sérotonine, aussi appelée « hormone du bonheur », dans le cerveau permettant ainsi d’agir plus longtemps. Également, cette plante possède des propriétés anti-inflammatoires et trophiques. De ce fait, elle favorise la réparation du tissu nerveux susceptible d’être altéré par des épisodes dépressifs successifs. Par ailleurs, le millepertuis favorise la sécrétion de mélatonine favorisant la détente et permettant de retrouver une meilleure qualité de sommeil. Enfin, cette sommité fleurie agirait plus lentement sur la dopamine, un neuromédiateur impliqué dans la motivation.

 

Gare aux cocktails médicamenteux

En ce qui concerne les effets secondaires, la naturalité de cet antidépresseur a du bon puisqu’ils s’avères rares (inférieurs à 2%) et mineurs. Lorsqu’ils surviennent, il s’agit majoritairement de troubles digestifs comme des nausées, la bouche sèche ou encore des selles molles. Ces effets secondaires diminuent généralement au fur et à mesure du traitement. Très bien toléré et efficace, le millepertuis agit aussi plus vite que les médicaments antidépresseurs classiques. En effet, le délai d’action de cette plante est de deux semaines contre au moins trois semaines pour un traitement médical chimique.

Outre ces nombreux points positifs, des ombres s’ajoutent aussi à ce tableau thérapeutique idyllique. Tout d’abord, la prise du millepertuis s’avère incompatible avec la prise de certains médicaments. Parmi eux notons : la pilule contraceptive, les coagulants, les antiépileptiques, les médicaments des troubles cardiaques ou encore les antirétroviraux. En effet, cette plante accélère la dégradation de ces médicaments ce qui diminue leur effet. Le millepertuis est également déconseillé aux femmes enceintes. Par ailleurs, il accélère aussi l’action de certaines enzymes du foie. Dès lors, il une surveillance hépatique est requise.

 

Quelques précautions d’emploi à respecter

Comme tous traitements il est essentiel de veiller aux posologies afin d’éviter tous risques néfastes pour la santé. Concernant l’utilisation de cet antidépresseur naturel deux erreurs sont à éviter.

La première d’entre elle concerne l’interruption du traitement dès que l’on se sent mieux. En effet, les effets bénéfiques sur l’humeur se révèlent dans la durée. De ce fait, il est essentiel d’adapter la prise de cette plante en fonction du type de problème. Dans le cas d’une déprime passagère, une prise en charge de deux ou trois mois est nécessaire. Cependant, lorsque la dépression est installée avec un syndrome d’épuisement et des troubles anxieux un suivi est nécessaire sur une plus longue période soit entre dix mois et un an, voire plus. Autre erreur a évité, l’arrêt du traitement du jour au lendemain. Il est primordial de réduire de façon progressive la posologie. L’objectif est alors d’éviter un effet « yo-yo » avec un retour des troubles dépressifs.

Il est possible de se procurer cet antidépresseur naturel sous diverses formes : gélules, comprimés, teintures mères, extraits de plantes fraîches standardisées ou EPS (solutions liquides). Pour une efficacité renforcée, il est faisable d’associer le millepertuis à la valériane ou à la passiflore qui agissent sur l’anxiété. Aucune ordonnance n’est nécessaire pour se procurer ce traitement phytothérapique. Malgré tout, le millepertuis n’en reste pas moins une plante très technique qui nécessite quelques précautions d’usage. Il est alors recommandé de demander conseil à un médecin ou un pharmacien qui assureront une suivi médical adapté.

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