Jeunes sportifs, attention à la pratique sportive excessive

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Les bienfaits du sport sur la santé ne sont plus à démontrer, quel que soit l’âge. Malgré tout, chez les jeunes sportifs la pratique sportive excessive peu s’avérer très néfaste pour leur santé. Alors, comment trouver un juste équilibre ? Nous vous donnons quelques conseils pour veiller à la santé de vos futurs champions !

 

La pratique d’une activité physique régulière est essentielle à la santé de l’enfant. En effet, le sport joue un rôle important en ce qui concerne le développement du squelette, des muscles ainsi que des articulations. Il permet aussi d’accroître la densité et la résistance osseuse tout en prévenant contre les risques d’obésité. Si la sédentarité est néfaste pour la santé des enfants, une activité sportive excessive peut aussi s’avérer délétère. Il est alors primordial de trouver un juste équilibre. Selon les préconisations de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), les personnes âgées entre 5 et 17 doivent réaliser au moins soixante minutes d’exercice par jour. Par ailleurs, l’organisation recommande aussi de réaliser une activité d’intensité soutenue au moins trois fois par semaines.

 

Une question d’équilibre

La pratique d’une activité sportive est dite intensive lorsqu’elle excède six heures par semaine ou dix heures chez les enfants de plus de dix ans. Ces durées peuvent très vite s’atteindre lorsque les enfants exercent une activité en club en parallèle des activités sportives à l’école. Malgré tout, il est possible d’associer les deux en veillant au bien-être de l’enfant. Pour cela, il est primordial de prendre en compte le type discipline qui est pratiquée. En effet, certaines demandent plus d’énergie que d’autres. A titre d’exemple, six heures d’athlétisme ou de course à pied s’avèrent très énergivores. Tandis que, six heures de tir à l’arc nécessitent moins d’énergie mais davantage de technique. Dès lors, l’enjeu est de distinguer la pratique intensive, bien vécue et bien encadrée par les enfants, de la pratique excessive, mal tolérée sur le plan physique et/ou psychique.

 

Gare au squelette fragile

Initialement constitué de cartilage de croissance, le squelette se calcifie et s’allonge grâce à la multiplication des ostéoblastes. Ces dernières sont des cellules générant du tissu osseux permettant de remplacer progressivement le tissu cartilagineux. Dès lors, une pratique sportive excessive, où les gestes sont fréquemment répétés, peut entraîner des ostéochondroses sur un système osseux encore en développement. De ce fait, il existe un risque de fragilisation des zones de croissance de l’os.

Ce phénomène arrive le plus souvent au niveau des articulations comme au niveau du talon, du coude ou encore de l’avant du genou. Cette fragilisation se manifeste par une douleur et parfois une inflammation rouge et tuméfiée de la zone touchée. Lorsque les zones de croissance de l’os sont fragilisées un repos relatif est nécessaire. Cela implique alors de renoncer pendant trois à six semaines, voire plus, à la pratique d’une activité physique. Parfois, il est préconisé d’avoir recours à l’immobilisation de l’articulation par la mise en place d’un plâtre. Après une rééducation avec un kinésithérapeute, l’enfant pourra reprendre progressivement son activité sportive.

 

Alimentation sans restriction

Certaines pratiques sportives peuvent favoriser la survenue de troubles du comportement alimentaire. C’est notamment le cas des pratiques esthétiques et à catégories de poids. On peut notamment citer la gymnastique rythmique et sportive, la danse, le patinage, l’athlétisme ou encore les sports de combat. En effet, certains enfants ont tendance à associer la performance au contrôle du poids. Les apports caloriques et nutritifs sont alors réduits et deviennent insuffisants en regard des dépenses énergétiques élevées.

Ce manque d’apport pour le corps peut alors entraîner des retards de croissance chez les enfants. De plus, cela peut engendrer une moins bonne constitution du capital osseux. Or, l’essentiel de la masse osseuse s’acquière avant 20 ans. S’il est imparfaitement constitué l’enfant sera plus exposé à des risques liés à la déminéralisation à l’âge adulte. Un risque d’autant plus important chez les filles et plus particulièrement lors de l’arrivée de la ménopause. Autre conséquence, l’enfant sera aussi davantage sujet aux fractures de fatigue c’est-à-dire des fissures de l’os liées à des mécanismes répétés. De ce fait, il est essentiel de veiller à ce que les apports caloriques et nutritionnels soient en cohérence avec les dépenses énergétiques de l’enfant.

 

Attention au surmenage

Anormale, toute douleur doit attirer l’attention. Celle-ci peut avoir une raison objective mais ce n’est pas toujours le cas. Quand aucune anomalie morphologique n’est décelée ou si la douleur persiste alors que la cause a été traitée, la douleur peut être le signe d’un surmenage. Ce dernier peut se manifester par des troubles du sommeil, une fatigue chronique, une tendance à se blesser ou à tomber souvent malade par exemple. Ce surmenage est souvent dû à un emploi du temps surchargé. L’enfant a alors des difficultés à concilier la pratique sportive avec les projets scolaires. Par ailleurs, le surmenage peut aussi apparaître sous la pression liée à la performance et à la réussite. Pour éviter cela, il est nécessaire de varier les plaisirs. En effet, la pratique d’une seule et même activité peut s’avérer additive et accaparer l’énergie à la fois physique et psychique, de l’enfant.

 

L’importance du plaisir

Il est primordial de bien équilibrer le temps scolaire avec le temps sportif, mais aussi social et familiale. Pour cela, il est judicieux que l’enfant puisse explorer diverses activités jusqu’à son entrée au lycée avant de se spécialiser. Dès lors, l’enfant pourra intensifier sa pratique sportive puisque son organisme sera presque arrivé à maturité. Concernant les spécialisations précoces, il faut éviter l’entraînement quotidien. En effet, il est conseillé de privilégier plutôt trois ou quatre séances par semaine. De plus, il est aussi suggéré d’alterner les séances encadrées et les séances récréatives, pour le plaisir, entre copains.  

 

Un suivi (para)médical nécessaire

Dans le cadre d’une pratique intensive il est essentiel d’assurer un suivi médical chez l’enfant. Par ailleurs, un suivi ostéopathique ainsi que kinésithérapique tous les six moins au moins est très fortement conseillé. Cet encadrement, très commun chez les enfants pratiquant un sport à haut niveau, fait souvent défaut dans le cadre d’une pratique amateur. Le kiné est l’interlocuteur privilégié pour les jeunes sportifs. En effet, il sait distinguer une douleur bénigne qui va se régler rapidement d’un problème plus sérieux qui nécessite un avis médical ou des examens complémentaires. jeunes sportifs pratique excessive ; jeunes sportifs pratique excessive