Vache, chèvre et bien d’autres : quels yaourts choisir ?

Yaourts

Yaourts au lait de vache, de brebis, de chèvre ou bien d’autres : quels changements pour votre santé ? Focus sur les similitudes et les dissemblances de ces savoureux desserts.

L’appellation yaourt est réservée aux laits fermentés par deux bactéries : la Lactobacillus bulgaricus et la Streptococcus thermophilus. Partant de ce principe, un yaourt reste un yaourt quel que soit son origine et sa teneur en matières grasses (écrémé, demi-écrémé ou à 0%). Les yaourts possèdent alors de nombreux points communs bons ou mauvais.

1.. lls renferment les mêmes probiotiques

La flore intestinale se compose de probiotiques qui facilitent la digestion. Ces derniers s’avèrent particulièrement intéressants pour lutter contre le syndrome du côlon irritable dont souffrent plus de neuf millions de personnes au sein de l’hexagone. Dans un 1g de yaourt, on compte environ 10 millions de ferments lactiques vivants et actifs au minimum. Pour un pot de 125g on en compte plus de 1 milliard !

2. Ils peuvent être consommés en cas d’intolérance au lactose

Ballonnements, maux de ventres, diarrhée… : il n’est pas rare de souffrir d’ennuis digestifs dû au lactose. Cependant, à la différence du lait, les yaourts contiennent des bactéries favorisant la digestion. Un atout pour cet aliment qui permet aux personnes intolérantes aux lactose d’en consommer et d’atteindre facilement leur quota de calcium journalier.

3. Ils entrainent les mêmes allergies aux protéines de lait

L’allergie au lait de vache est un phénomène rare à l’âge adulte puisque la guérison survint neuf fois sur dix vers 3-4 ans. Cependant, lorsque l’allergie il est installée il peut s’avérer difficile de la contrer. En effet, il ne suffit pas de se rabattre sur le lait de chèvre ou de brebis. Les protéines présentes dans ces yaourts sont très similaires à celles contenues dans le lait de vache. Lorsqu’un nourrisson ou toutes autres personnes souffrent d’allergie à la protéine de lait, il est primordial de bannir les yaourts fabriqués à partir de lait d’animaux de son alimentation. En réalité, les risques d’allergie croisées sont importants.

DES DISSEMBLANCES MAIS BIEN RÉELLES

Globalement, les yaourts au lait de vache ou de chèvre sont identiques. Des similitudes qui concernent : le nombre de calories dans le pot, la composition en acides gras, la quantité d’oméga 3. Mais aussi une égalité quasi parfaite concernant le taux de calcium, de magnésium et de potassium.

Contrairement aux yaourts au lait de vache ou de chèvre, ceux au lait de brebis se démarque par sa composition. En effet, celui-ci est composé de deux fois plus de matières grasses et contient prêt du double de protéines. Le pot de yaourt renferme de ce fait plus de calories, soit environ 110kCal pour un yaourt au lait de brebis demi-écrémé. Les deux autres, quant à eux, renferment entre 60-65Kcal pour la même quantité. Les yaourts au lait de brebis apportent alors plus d’oméga 3 à l’organisme mais aussi plus de calcium (180mg pour 100g contre 120mg pour les deux autres). Une dissemblance minime mais qui fait la différence lorsque l’on consomme plusieurs yaourts par jour !

Dites stop aux yaourts 0%

Quel que soit la provenance du lait qui constitue votre yaourt, faites l’impasse sur les yaourts à 0% de matières grasses. En effet, lorsque l’on consomme ce type de yaourt nous privons notre corps de nutriments essentiels. Parmi eux, notons la vitamine A qui est essentielle à la santé de nos yeux mais aussi l’oméga 3 bon pour notre cœur. Également, nous privons notre organisme de vitamine D primordiale à la fixation du calcium contenu dans la graisse du lait.

Par ailleurs, la différence de calories entre un yaourt 0% et un yaourt classique s’avère minime et compte peu sur la balance. Concernant les yaourts sucrés ou aux fruits, on retrouve 12 à 15g de glucides soit deux à trois morceaux de sucre de 5g. Dans ce cas précis, les yaourts 0% peuvent s’avérer être une solution. Sucrés aux édulcorants, ils permettent d’éviter d’apporter trop de calories à l’organisme. Autre possibilité : ajouter soit même le sucre (avec parcimonie ! )